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Le trafic sexuel d’enfants est une réalité

Chasseurs en danger : mesures protrectrices
22 octobre 2020
Sé qwa l’infaux?
23 octobre 2020

Sujet tabou pour certains,
sujet à complotisme pour d'autres,
le trafic d'enfants est pourtant une réalité

«S auvez les enfants » : ce #hastag fait l'objet d'une censure systématique sur les plateformes de réseaux sociaux, qui depuis des semaines suppriment tous les contenus y faisant référence, bloquent toute nouvelle publication, et suspendent les comptes de toute personne « récidiviste » ou insistante.

censure savethechildren

Pourquoi un tel acharnement ? Associé à tort à un mouvement qualifié de « complotiste» (et de bien souvent aussi d'extrême-droite) appelé « QAnon», ce hashtag fait l'objet d'une campagne massive de dénigrement dans les médias.

Toutefois, il nous paraît important de mettre en avant le fait que cette mauvaise presse est l'occation de tourner en ridicule et d'enterrer complètement un sujet pourtant bien réel et qui mériterait une plus grande attention.

« Sauvez les enfants » : derrière #hashtag #viral se cachait des groupes et des pages faisant l'apologie de la...

Publiée par Deep Media Times sur Lundi 24 août 2020

Depuis 2013, « Operation Railroad Underground »
mène une lutte internationale contre ce trafic sexuel

3000 victimes sauvées

L' Opération Underground Railroad ( OUR ) est une organisation à but non lucratif fondée par Tim Ballard et Mark Stott qui aide les gouvernements du monde entier à sauver les victimes de la traite des êtres humains et de la traite sexuelle, avec un accent particulier sur les enfants. OUR aide également à la planification, à la prévention, à la capture et à la poursuite des délinquants, et travaille avec des organisations partenaires pour la prévention, le rétablissement des victimes, le renforcement de la sensibilisation et la collecte de fonds. L'organisation a été documentée pour ses opérations secrètes avec des équipes volantes composées d'anciens agents de la CIA, membres des forces d'opérations spéciales américaines et autres volontaires de soutien. Le but ultime de l'Opération Underground Railroad est d'éliminer le trafic sexuel dans le monde entier. En avril 2020, l'opération Underground Railroad rapporte que 3000 victimes ont été sauvées et 182 trafiquants ont été arrêtés.

Interveitions de Tim Ballard sur le trafic sexuel d'enfant (5 vidéos)


Histoire

Tim Ballard a servi pendant 12 ans en tant qu'agent spécial américain pour le Department of Homeland Security , au sein de l' « Internet Crimes Against Children Task Force » et dans le « US Child Sex Tourism Jump Team ». Il a aidé à infiltrer et démanteler des dizaines d'organisations de trafiquants qui ont enlevé des enfants et les ont forcés à se lancer dans l'industrie de l'esclavage sexuel. Cependant, en tant qu'agent américain, il n'était pas autorisé à secourir des enfants si leur cas n'avait pas de lien avec les États-Unis ou si l'affaire ne pouvait pas être jugée par un tribunal américain.

Tim Ballard était frustré par le manque de stratégies employées pour sauver les enfants réduits en esclavage dans les pays sous-développés (bien que rapportant une expérience positive de travail avec des professionnels du gouvernement américain) et a quitté le gouvernement en octobre 2013 pour fonder l'Opération Underground Railroad.

Opérations

L'Opération Underground Railroad collabore avec les gouvernements et les organisations de soutien dans une ou plusieurs des activités suivantes: programmes de prévention, de découverte, de préparation, de sauvetage et de rétablissement des victimes. Les opérations sont des segments de tout effort coordonné, formation et / ou participation directe pour sauver les enfants réduits en esclavage. L'Opération Underground Railroad ne fonctionne pas de manière indépendante ou sans la participation et le soutien du gouvernement.

Pour aider à accroître la sensibilisation, le soutien et le financement, Gerald R. Molen (producteur de la liste de Schindler ), a approché Ballard pour documenter la préparation et l'activité relative à quelques opérations secrètes. Le film documentaire est sorti début 2016, intitulé « Les abolitionnistes ».

Merci à « Fils de Pangolin » pour son excellent travail de traduction - Accès à sa chaîne

Les zones de guerre : un vivier majeur pour les trafiquants

 

La Lybie : plaque tournante du trafic d'humains

S ur la place Saint-Germain-des-Prés, le magnifique hôtel de l’Industrie accueille le prix Carmignac du photojournalisme, remporté cette année par le Mexicain Narciso Contreras.

Sous les ors et les boiseries, des photographies, une vidéo et des documents dévoilent un gigantesque trafic d’êtres humains en Libye. Venant d’Afrique subsaharienne, des milliers de migrants qui transitent par le territoire libyen pour atteindre la Méditerranée sont arrêtés ou kidnappés par des milices armées et des mafieux. Rançonnés, puis enfermés et triés : les femmes sont revendues comme esclaves sexuelles et les hommes, comme bêtes de somme. Atroce drame humain contemporain, indigne et dont personne ne semble s’émouvoir, enfin révélé par Narciso Contreras, qui s’est courageusement infiltré au cœur de ce réseau. Du grand reportage. Rare.

Enquête sur les sordides et lucratifs trafics d’enfants qui perdurent en Europe. Pour la plupart originaires d’Europe de l’Est ou d’Afrique, mais parfois aussi de France ou d’Allemagne, filles et garçons sont vendus comme esclaves domestiques ou sexuels, ou encore mis à la rue pour mendier ou faire les poches des passants. D’où vient la demande et qui sont les trafiquants ?

Né à Mexico en 1975, Narciso Contreras met en lumière dans son travail les conflits, parfois oubliés, comme la guerre ethnique en Birmanie, ou plus présents dans les médias, comme le coup d’État manqué en Turquie. Il s’attache plus particulièrement à mettre en valeur le coût humain pour contribuer, avec des images fortes, à construire une mémoire visuelle imédiate de ces conflits. Son travail sur la Syrie a été récompensé en 2013 du Prix Pulitzer. Parti enquêter sur la Libye post-Kadhafi, il a raporté des images édifiantes sur un pays transformé en plaque tournante d’un trafic d’êtres humains. Immigrants et réfugiés se retrouvent pris au piège entre passeurs, trafiquants d’esclaves et une administration qui préfère les enfermer dans des conditions épouvantables. Par ses images, il s’efforce de révéler la complexité de ces horreurs.

Pour la plupart originaires d’Europe de l’Est ou d’Afrique, mais parfois aussi de France ou d’Allemagne, les sordides et lucratifs trafics d’enfants perdurent aussi en Europe.


 

L e trafic d’enfants est un marché lucratif qui, avec les drogues et les armes, représente l’une des activités les plus prisées des réseaux criminels en Europe. Pour la plupart originaires d’Europe de l’Est ou d’Afrique, mais parfois également de France ou d’Allemagne, filles et garçons sont vendus comme esclaves domestiques ou sexuels, ou encore mis à la rue pour mendier ou faire les poches des passants. Mais d’où vient la demande ? Qui sont les trafiquants ? Comment les réseaux s’organisent-ils, et pourquoi ce sujet reste-t-il relativement tabou dans les prises de parole politiques ?

Enquête sur les sordides et lucratifs trafics d’enfants qui perdurent en Europe. Pour la plupart originaires d’Europe de l’Est ou d’Afrique, mais parfois aussi de France ou d’Allemagne, filles et garçons sont vendus comme esclaves domestiques ou sexuels, ou encore mis à la rue pour mendier ou faire les poches des passants. D’où vient la demande et qui sont les trafiquants ?

Sylvia Nagel mène l'enquête, à la rencontre en France et en Allemagne d’anciennes victimes comme de policiers et de défenseurs des droits humains qui luttent pour démanteler ces réseaux criminels. Elle montre aussi comment les nouvelles technologies, en l'occurrence aujourd’hui le Darknet, leur ont donné un nouvel essor.

L'esclavage sexuel des enfants n'est pas qu'une affaire de
« classe sociale » ou de « réalité économique »


 

C' est un phénomène qui échappe souvent aux adultes : de plus en plus de mineurs se prostituent. Des ados, surtout des filles, issus de tous les milieux sociaux. Le documentaire Jeunesse à vendre, réalisé par Alexis Marant, diffusé dans "Le Monde en face" sur France 5, tente de comprendre la situation et d'éveiller les esprits sur un tabou.

Le film suit les parcours de jeunes adolescentes, entre leurs chambres d'enfants et leurs chambres d'hôtel. Océane n'a que 15 ans, elle est en fugue depuis plus de six mois et ses parents la pistent sur les sites d'annonces, refuges à peine déguisés d'une prostitution 2.0. Léa a fait sa première passe à 14 ans, entraînée par sa meilleure amie. Au début, attirée par l'argent facile, elle n'était pas consciente de la transgression. Elle s'est retrouvée sous la coupe d'un proxénète, à peine plus âgé qu'elle.

Un « Réseau de l'Horreur » qui existe dans les plus hautes sphères de la société et que les médias s'acharnent à nier

 

Je m’appelle Anneke Lucas et j’étais une esclave sexuelle de l’élite européenne dès l’âge de 6 ans

C ette histoire fait partie de la série « Real Women, Real Stories », un projet social visant à sensibiliser aux difficultés souvent invisibles auxquelles les femmes sont confrontées dans différentes professions et régions du monde.

Anneke Lucas est née en 1963. C'est une femme d'affaire belge, fondatrice du « Liberation Prison Yoga », un organisme à but non lucratif fondé en 2014 visant à traiter par le yoga et la méditation les traumatismes physiques et psychologiques des personnes incarcérées.

Dans le témoignage vidéo ci-dessous, elle affirme avoir été vendue à un réseau pédocriminel Belge à l'âge de 6 ans. Le même réseau qui a fait les gros titres lorsque l'affaire Dutroux a publiquement éclaté. Un réseau qui à l'époque menait sur la piste d'une certaine élite, on parlait alors de membres de haut rangs des forces de police, du gouvernement, de la famille royale ; avant que la "justice" et les médias ne réfutent l'existence du moindre réseau de ce type en Belgique…

Le témoignage de cette femme vient rajouter un énième élément quand à l'existence de ce Réseau de l'Horreur que les mass-médias s'acharnent à nier (pour ne pas dire couvrir) depuis trop longtemps ! Comme vous allez le voir, l'article de Anneke Lucas qui suit la vidéo contient les mêmes faits que dans les déclarations des témoins X de l'affaire Dutroux.

C'est en 1969 que Lucas dit avoir été vendue au réseau où elle était régulièrement violée et torturée, avant d'en être libérée en 1974 à l'âge de 11 ans. Lucas affirme avoir reçu des instructions de survie par celui qui l'a sauvé qui comprenaient le fait de déménager à Londres, Paris et New York. Après avoir vécu dans les trois villes en tant que jeune adulte, elle a déménagé à Los Angeles en 1986 où elle a commencé la thérapie, le yoga et la méditation.

Elle qualifie ce réseau de « Club élitiste » dans lequel certains « aristocrates » vont jusqu'à tuer des enfan, elle même ayant échappé de justesse à une mort certaine…


« Quand j’étais petite, dans ma Belgique natale, j’ai été mise au travail en tant qu’esclave sexuelle. »

M a mère m’a vendue, et me conduisait n’importe où, dès qu’elle recevait un appel. Le patron de ce réseau pédophile était un ministre du cabinet belge. Les clients faisaient partie de l’élite. Je reconnaissais des gens que j’avais vus à la télévision. Leurs visages étaient connus du public, alors que j’étais confrontée au côté obscur de leur dépendance au pouvoir — le côté que personne ne soupçonnait d’exister. Je rencontrais des personnalités VIP, des chefs d’États européens, et même un membre de la famille royale.

À l'approche de mon 6e anniversaire, en 1969, j’ai pour la première fois été emmenée à une orgie, dans un château. J’ai été utilisée pour un spectacle S&M, sur une scène basse, enchaînée avec un collier en fer pour chien et forcée à manger des matières fécales humaines. Après quoi, abandonnée là, comme un objet brisé, je me suis sentie tellement humiliée que je devais faire quelque chose pour sauver mon âme, sinon — et j’en étais certaine — j’aurais dépéri et fini par mourir.

Je me suis relevée et j’ai regardé ce public si étrange d’aristocrates déguisés en hippies, se déhanchant sur la musique, se livrant à des interactions sexuelles en tout genre, s’adonnant à de petites pilules et des joints préroulés passés sur des plateaux en argent par des garçons sobres. Je tremblais de peur, mais mon corps s’est redressé, immobilisé comme un arc en suspens avant un tir ; puis j’ai entendu ma voix, comme si ce n’était pas la mienne, réprimandant les adultes, leur expliquant que ce qu’ils faisaient était mal — que je les dénoncerais et qu’ils iraient tous en prison.

De la musique trippante et spatiale suintait dans l’atmosphère, et la plupart des gens étaient trop défoncés pour me remarquer. Un homme, vêtu d’un costume, a attiré mon attention. Il avait l’air effrayé, il a retenu mon regard un bref instant, et a semblé avoir de la peine pour moi. Puis, il est parti. Je ne l’ai jamais revu au sein du réseau, mais des années plus tard, je l’ai aperçu à la télé. Il est devenu un homme politique belge de premier plan.

Ensuite, on m’a discrètement mise à l’écart et emmenée dans une cave. J’étais certaine qu’on allait me tuer, mais à la place, on m’a montré le corps frais d’une jeune victime assassinée. Je devais me taire.

Pendant la semaine, j’allais à l’école. J’étais une enfant timide, avec peu d’amis. Je me souviens qu’une fois, en deuxième année de primaire, j’ai pris conscience d’un changement de comportement dans la pièce, avec tous les yeux braqués sur moi. La maîtresse m’avait appelée, et j’étais trop distraite pour m’en rendre compte. Elle m’a demandé à voix haute si j’avais la réponse à la question qu’elle m’avait posée, et je suis restée assise dans un silence embarrassant pendant que la classe riait.

J’étais une non-entité à l’école, et à la maison, personne ne s’occupait de moi. C’était agréable d’être considérée comme l’objet sensuel le plus beau et le plus parfait par des hommes puissants et exigeants en matière de goût. C’était le seul point positif de ma vie, et je m’y suis accrochée comme la seule bouée me permettant de ne pas me noyer dans cet océan de honte et de haine de soi.

Après quatre ans de survie au sein de ce réseau, quand j’avais 10 ans, un nouvel invité a amené avec lui son fils de 20 ans : grand, fringant, blond et aux yeux bleus. Il s’est avancé vers moi avec assurance. J’ai souri, et il m’a traitée de petite pute. Bien après ma première orgie, quatre ans plus tôt, c’était la deuxième fois que j’exprimais mes véritables sentiments. J’étais furieuse.

« Tu crois que j’aime cet endroit ? » lui ai-je dit avec un rictus.

Cette expérience a marqué le début de l’année la plus intense de ma vie, au cours de laquelle je me sentais plus que jamais aimée, vue et comprise, mais aussi plus que jamais maltraitée, et tout ceci par le même jeune homme. Un an plus tard, quand il en eut fini avec moi et je n’étais plus d’aucune utilité pour le réseau, je devais être tuée. Quand ma torture a commencé, il est resté là à me regarder, en riant.

C’était la troisième fois que tout mon être se remplissait d’une force extraordinaire venue d'un autre monde. Une fierté féroce a redressé mon corps. On a éteint une cigarette sur mon avant-bras. Mon corps énergique s’est accroché au sien par pur et simple défi. La pensée « Je n’ai pas besoin de toi ! » s’était emparée de moi, et tout ce que je voyais, c’était l’énergie derrière son regard bleu azur tourmenté et l’amour, malgré toute la souffrance qu’il m’avait transmise.

On m'emmena dans une petite pièce, et on m'attacha à un bloc de boucher. L’homme qui me torturait était un des accusés de la fameuse affaire Dutroux, qui, quand elle a éclaté en 1996, était perçue comme l’affaire qui ferait tomber le réseau pédophile belge. Mais à la place, huit ans plus tard, seul Marc Dutroux fut condamné à la prison à perpétuité. J’aurais dû mourir cette nuit-là en 1974 sur ce bloc de boucher, mais ma vie fut épargnée à la dernière minute.

Alors que j'étais torturée, le jeune homme avait négocié avec le responsable politique à la tête de ce réseau. Ils passèrent un accord : il travaillerait pour cet homme, et étendrait ses services douteux en échange de ma vie. Cette seule bonne action lui a finalement coûté la vie. Dans ce milieu, toute once d’humanité est une faiblesse mortelle.

Ma vie fut épargnée, et on m’a ordonné de garder le silence pour toujours. Il m’a fallu 40 ans avant de pouvoir en parler.

En 1988, alors que j’avais 25 ans, je me promenais dans le centre-ville de Los Angeles, près de Skid Row. J'ai senti une légère odeur caractéristique d'excréments humains, et j'ai été assaillie par le souvenir de l'extrême humiliation que j'avais subie dans mon enfance. Ma première pensée fut : « Si c’est vrai, je vais me suicider ».

Cette expérience m’était trop familière, et la honte était trop grande. Je n’étais pas prête, et j’ai repoussé ce souvenir dans mon subconscient. Il me faudrait encore quelques années, de nombreuses heures de thérapie, avant de pouvoir enfin partager ce souvenir avec une personne de confiance.

Je partage publiquement cette expérience ici pour la première fois, ayant finalement atteint un stade de ma guérison où j’ai de nouveau accès à la force qui m'a traversée dans ces moments de clarté au sein du réseau. Je pense aussi que le monde est, plus que jamais, prêt à affronter ses ténèbres. Il le faut, si nous voulons survivre en tant qu’espèce.

Tous les survivants d’inceste, d'abus sexuels et de trafic sexuel ont ma force. Bien que je souffre de SSPT et que, par exemple, j’aie encore des nausées à chaque fois que j’entends une certaine musique aérienne et trippante, je suis devenue si consciente des déclencheurs qu’ils ne contrôlent pas mon existence quotidienne. Il faut tant d’énergie pour survivre non seulement à la violence physique, mais aussi pour endurer le fardeau psychique des abus — pour porter la honte.

Survivre au quotidien, tout en essayant de guérir des abus sexuels subis lorsqu’on est enfant, nécessite 1 000 fois plus de force qu’il n’en faudrait à une personne inconsciente menant une carrière réussie. Et la société continue d’accorder plus d’importance à la personne qui fait carrière qu’à celle qui a survécu.

Les mordus de pouvoir, les chefs d’État, et les politiciens corrompus qui abusent des enfants sont comme des enfants n’ayant jamais grandi. Ils sont attirés par le pouvoir pour éviter de devoir faire face une nouvelle fois à l’humiliation de l’abus sexuel dont ils ont été victimes enfants, cherchant inconsciemment à se venger de la douleur en recyclant cet abus. Ils n’ont pas le courage de guérir.

Ceux et celles d’entre nous qui ont souffert d’abus sexuels, d’inceste ou de trafic sexuel doivent apprendre à exploiter leur force de survie pour leur bien, afin de guérir leurs égos abîmés et canaliser cette force pour ouvrir la voie vers un avenir dans lequel les anciennes victimes triomphent par l’amour, la compréhension et la compassion pour tous.

Consulter le site Internet de Anneke Lucas

Jeffrey Epstein : Le proxénète milliardaire

A près l'horreur dévoilée par fameux #metoo, et qui a conduit à la condamnation du producteur hollywoodien Harvey Weinstein (mais ça, c’est une autre histoire), un autre nom résonne aujourd'hui telle une figure de l'exploitation sexuelle. Célèbre pour ses travers les plus abjects. Jeffrey Epstein fait à son tour état d'un parcours pour le moins atypique et surprenant.

Issu de parents modestes, Jeffrey Epstein est, sans que personne ne l’explique vraiment, un homme d'affaire « émérite » qui fait rapidement fortune. Il devient multimillionnaire dans la finance en travaillant chez « Bear Stearns » puis avec son propre cabinet, « J. Epstein & Co ».  Une partie de sa fortune serait aussi issue du chantage qu’il menait à l’encontre de puissantes personnalités. Il les aurait filmées grâce aux réseaux de caméras installés dans ses propriétés. Nous reviendrons à cela plus tard... Patience !

Apparemment axée sur une déviance sexuelle criminelle et secrète, sa vie privée pour le moins étrange ne fait mention ni d'enfant légitime ni de mariage. Il gardera tout de même Ghislaine Maxwell pour compagne et complice de 1995 jusqu'à son décès en 2019.

Premières accusations

En 1996, l'artiste Maria Farmer alerte les autorités locales et fédérales au sujet d'une agression sexuelle qu'elle aurait subi aux mains de Jeffrey Epstein et de Ghislaine Maxwell lors de son travail comme artiste en résidence dans la propriété de Les Wexner dans l'Etat d'Ohio. Moins d'un an après cette plainte, l'actrice Alicia Arden signale à la police de Los Angeles que Jeffrey Epstein se serait fait passer pour un recruteur de la marque de lingerie Victoria's Secret, appartenant à Les Wexner, avant une autre agression sexuelle alléguée.

Première enquête et condamnation en 2008

En mars 2005, une femme a contacté la police de Palm Beach en affirmant que sa fille de 14 ans avait été emmenée au manoir de Jeffrey Epstein par une fille plus âgée et payée 300 $ après un déshabillage et avoir été massée.

La police a entamé une enquête de onze mois suivie d'une perquisition concluant qu'Epstein avait payé plusieurs « escorts » pour accomplir des actes sexuels avec lui. Sur la base des dires de cinq victimes présumées et dix-sept témoins sous serment, d'un relevé de notes et d'objets trouvés chez Epstein, les enquêteurs ont conclu que certaines des filles étaient mineures au moment des faits. Un grand nombre de photos de jeunes filles ont été trouvées partout dans la maison, dont certaines avaient été auditionnées plus tôt par la police. Selon les enquêteurs en 2006, Epstein avait caché des caméras dans de nombreux endroits de sa propriété pour enregistrer les rapports sexuels entre des personnalités et des prostituées, à des fins criminelles telles que le chantage.

Epstein avait mis en place un système pour recruter des jeunes femmes par d'autres femmes, pour ses services de massage. En mai 2006, la police de Palm Beach a finalement émis une inculpation pour plusieurs chefs d'accusation dont relations sexuelles illégales avec des mineurs et atteinte à la pudeur.

Il conclut cependant un accord secret de non-poursuite avec les procureurs fédéraux de Floride lui permettant de faire face à des chefs d’accusation allégés. En 2008, Epstein plaide donc coupable pour racolage de mineures et négocie une peine de prison de dix-huit mois, ainsi que l’immunité judiciaire pour ses complices. Il effectue sa peine dans des conditions particulièrement favorables, obtenant notamment le droit de se rendre à son bureau six jours par semaine. Aucune de ses victimes ne fut informée de l’accord passé avec les procureurs, alors même que la loi l’impose.

Nouvelles accusations de 2015-2016

En janvier 2015, une Américaine de 31 ans, Virginia Roberts Giuffre, a affirmé sous serment qu'à l'âge de 17 ans, et de 1999 à 2002, elle avait été utilisée par Epstein comme « esclave sexuelle » à son service et celui de ses amis puissants, dont le Prince Andrew et un professeur de droit de Harvard, Alan Dershowitz. Elle a affirmé avoir subi des abus physiques qui lui ont fait craindre pour sa vie.

Elle a allégué que le FBI pourrait avoir été impliqué dans une couverture, évoquant aussi le recrutement d'autres filles. Le Prince Andrew, Epstein et Alan Dershowitz ont tous nié avoir eu des rapports sexuels avec elle, et Dershowitz a intenté une action judiciaire contre ses accusations. Un journal censé appartenir à Virginia Roberts a été publié en ligne.

Le 7 avril 2015, le juge Kenneth Marra a jugé que les allégations nouvelles formulées par Virginia Roberts contre le Prince Andrew n'avait pas d'incidence sur l'accord de non-poursuite et devaient être retirées du dossier. Le juge Marra n'a rendu aucune décision concernant la véracité ou non des affirmations faites par Virginia Roberts ; elle a expressément déclaré que Roberts, plus tard, pourrait apporter ses preuves quand son affaire sera portée devant la cour.

Le 6 février 2008, une femme (restée anonyme) de Virginie a déposé plainte contre Epstein, devant la cour fédérale, en réclamant 50 millions de dollars, alléguant que quand elle avait 16 ans, en 2004-2005, elle a été « recrutée » pour donner à Epstein un massage dans son manoir, où elle aurait obtenu 200$ pour avoir des relations sexuelles avec lui.

Une plainte semblable (50 millions de dollars demandés) a été déposée par une autre femme en mars 2008, représentée par le même avocat. Plusieurs de ces poursuites ont été jugées non-recevables et d'autres réglées à l'amiable.

Epstein aurait jusqu'à présent réglé 17 cas à l'amiable et d'autres cas étaient en cours de négociation au moment de sa mort. Le 30 décembre 2014, une autre plainte (déposée en Floride) concerne une violation du « Crime Victims' Rights Act ». Dershowitz est accusé d'avoir abusé sexuellement d'une mineure « fournie » par Epstein. Les allégations portées à l'encontre de Dershowitz ont été finalement éliminées après que son avocat a soutenu qu'elles étaient sans fondements.

Un document de la cour allègue qu'Epstein a procuré des jeunes filles mineures à « d'éminents politiciens américains, puissants dirigeants d'entreprises, des présidents étrangers, un Premier ministre bien connu, et d'autres dirigeants du monde ».

Retenez bien ce nom, « Epstein »,
nous n’avons pas fini d’en entendre parler...

Affaire Jeffrey Epstein, la traque des mannequins et les secrets du milliardaire américain

Ghislaine Maxwell : inculpation
et mise en détention

Ghislaine Maxwell est actuellement incarcérée au Metropolitan Detention Center à New York, dans l'attente de son procès. Immédiatement, toute une série de mesures sont mises en vigueur pour assurer sa sécurité personnelle et empêcher qu'elle n'attente à ses jours et qu'elle ne tente de se suicider comme son compagnon.

Elles avait été arrêtée le 2 juillet 2020, par le FBI dans sa résidence de Bradford (New Hampshire) pour trafic de mineures. Elle comparaît l'après-midi-même devant une juge fédérale qui lui notifie les raisons de son arrestation : Elle est formellement inculpée le soir-même de son arrestation par la procureure de New York de six chefs d'accusation, notamment d'incitation à des actes sexuels illégaux, de parjure, et d'avoir "aidé, facilité et contribué aux agressions sur mineures de Jeffrey Epstein", de 1994 à 1997. En raison de la pandémie de coronavirus, cette audience a eu lieu par visioconférence.


Un procès attendu qui risque de faire grand bruit

Son procès débutera le 12 juillet 2021. En cas de condamnation pour les six charges dont elle a été inculpée, Ghislaine Maxwell encourt une peine maximale allant jusqu'à 35 ans de prison.

Pourquoi c'est important. Affaire Epstein : qui a peur du témoignage de Ghislaine Maxwell ?
Août 2018: un journaliste du New York Times, James B. Stewart, rencontre le puissant homme d'affaires Jeffrey Epstein. 

Emprisonnement et suicide

Le 7 juillet 2019, Jeffrey Epstein est arrêté pour trafic sexuel de mineurs. La nouvelle procédure concerne de nouvelles victimes et de nouveaux témoins, qui auraient été entendus dans les mois précédant son arrestation. Inculpé le lendemain, Jeffrey Epstein est incarcéré à New York, au Metropolitan Correctional Center. Son procès est fixé par le procureur à juin 2020. Epstein encourt alors une peine allant jusqu'à 45 ans de prison.

Le 25 juillet 2019, il est retrouvé inconscient sur le sol de sa cellule avec des « marques sur le cou ». L'administration pénitentiaire pense alors que le milliardaire a tenté de mettre fin à ses jours, mais certains évoquent une possible agression de la part de son codétenu.

La maison du maître-chanteur

Lors de l'enquête qui début en 2005, des fouilles de la maison d'Epstein à Palm Beach mène à la découverte de deux caméras cachées et d'un grand nombre de photos de filles à travers la maison, dont certaines avaient été interrogées par la police lors de l'enquête.

Plusieurs personnes accusent Jeffrey Epstein d'avoir installé un réseau de caméras partout dans ses résidences, filmant des rapports sexuels compromettants des personnalités à qui il aurait procuré de jeunes femmes. Un tel système aurait été utilisé pour leur faire du chantage, et pourrait potentiellement être une des sources de sa fortune.

Ses liens avec la France

Jeffrey Epstein possédait plusieurs appartements à Paris, où il aurait reçu de nombreux massages payés. Fin août 2019, le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire pour « viols » et « agressions sexuelles », notamment sur mineurs, impliquant des infractions sur territoire français, ou à l'étranger et impliquant des personnes françaises comme auteurs ou victimes. À Paris, Jeffrey Epstein a entretenu des liens avec Jean-Luc Brunel, l'agent de mannequins français, et accueilli divers ministres et ex-ministres français, le seul nom cité étant celui de Jack Lang.

Affaire Epstein : une énigme nommée Bill Clinton
L'ancien président américain aurait été un familier du financier. Et ce dès son premier mandat en 1993. Voici ce qui les rapproche.

Affaire Epstein : le prince Andrew sur la corde raide
Le Tout-Londres est dans ses petits souliers avant l'audition de l'ex-collaboratrice de Jeffrey Epstein, qui pourrait faire tomber le fils cadet d'Elizabeth II.
Affaire Epstein : l’«île de l’orgie» au peigne fin
La villa d’Epstein dans les Caraïbes a été perquisitionnée lundi. Les enquêteurs ont notamment trouvé des photos de jeunes filles dénudées.

"Pour financer un film" : Jack Lang justifie un don de Jeffrey Epstein à une association gérée ...
La fondation de Jeffrey Epstein a donné 57.897 dollars à une association gérée par plusieurs anciens collaborateurs et proches de Jack Lang en 2018. Dans un article publié mercredi 14 octobre par Politico, l'ancien ministre assure qu'il ne ...

L'exploitation chez les élites : Le cas Paris Hilton

«J'étais en train d'être kidnapée »


Paris Hilton « This is Paris » : un résumé traduit en français

La Provo Canyon School

Provo Canyon School est un centre de traitement résidentiel pour adolescents avec deux campus dans l'Utah. Le campus des garçons est à Provo et le campus des filles est à Springville. Un programme pour les jeunes adolescents est rattaché au campus des filles à Springville.

Suite au documentaire, l'établissement scolaire a publié un communiqué laconique sur son site internet :

Nous avons connaissance d'un nouveau documentaire faisant référence à Provo Canyon School (PCS). Veuillez noter que PCS a été vendu par son ancien propriétaire en août 2000. Nous ne pouvons donc pas commenter les opérations ou l'expérience des patients avant cette date. Nous nous engageons à fournir des soins de haute qualité aux jeunes ayant des besoins émotionnels, comportementaux et psychiatriques spéciaux et souvent complexes.

L a très sexy Paris Hilton a longtemps fait la Une des magazines people. Il faut dire que la jeune femme a tout pour plaire : belle, riche, provocante, mais avant tout business woman, star d'émission de télé-réalité, scandaleuse en soirée, chanteuse... Bref, elle multiplie les casquettes pour faire parler d'elle... Et puis, du jour au lendemain, plus rien. Lui a-t-il été difficile d’aborder le virage de la quarantaine lorsque l'on mise tout sur sa plastique de midinette ? Ou bien n’a-t-elle plus su suivre le mouvement, lorsque la nouvelle génération de télé-réalité et autres stars des réseaux sociaux on fait leur apparition ?

Il semblerait que la jolie blonde soit surtout confrontée à des expériences difficiles ces dernières années, comme la mort de son grand-père. Et après les paparrazades à n'en plus finir, il est venu le temps d'une vie de famille, comme pour son acoylte de toujours Nicole Richie, star de l'émission « The Simple Life », qui les a fait connaître dans le monde entier.

Mais si aujourd'hui Paris Hilton revient sur le devant de la scène, c'est dans le documentaire « This is Paris », qui vient de sortir ce 15 septembre 2020 sur la plateforme YouTube Originals. A bientôt quarante ans, la sculpturale héritière des hôtels Hilton y livre ce qu'elle a vécu à la « Provo Canyon School ». C’est un internat se trouve dans l'Utah, et dans lequel elle avoue avoir été victime de maltraitances. Elle relate notamment la nuit où elle y a été emmenée de force par plusieurs employés de l'internat, alors qu'elle n'était qu'une adolescente. Ce qu'elle désigne comme un "kidnapping" a été le début d'un an de sévices au sein de l'établissement.

Dans le fameux documentaire, sa petite soeur, Nicky Hilton, se souvient : « cela s'est déroulé une nuit, en semaine, et j’ai juste entendu que quelqu'un criait au meurtre. J’ai compris qu'il se passait quelque chose ». C'est alors que Paris Hilton continue de raconter : « Je pensais que j'étais en train d'être kidnappée. J'ai commencé à hurler, à appeler ma mère et mon père. Mais personne n'est venu. Alors qu'ils m'emmenaient, j'ai vu mes parents debout près de la porte, en train de pleurer. Je leur ai dit : “S'il vous plait, aidez-moi, qu'est-ce qu'il se passe ?” Et personne ne me disait ce qu'il se passait... » Nicky Hilton explique alors que, le lendemain matin, ses parents ont fait comme si de rien n'était, et qu'ils ont simplement expliqué que sa soeur était partie à l'internat.

Paris Hilton « This is Paris » - Version originale sur Youtube

Paris Hilton kidnappée: elle confronte sa mère à la maltraitance qu'elle a subie
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On a vu le documentaire sur Paris Hilton et ce n’est pas du tout ce que vous croyez
« This is Paris » dresse le portrait de la première it-girl de l’histoire. Mais aussi celui d’une jeune femme dressée dès son plus jeune âge à n’être qu’une image et qui s’est fait dévorer par son propre personnage.

Suivez le lapin blanc....

... Dans un terrier sans fond

P lus nous avons travaillé sur la rédaction de ce dossier, plus avons trouvé de choses plus horribles les unes que les autres, de nouveaux éléments pour répondre à cette question que nous nous étions posés au départ : « Le trafic sexuel d'enfants est-il une réalité ? »

La réponse est bien évidemment « Oui ». Mais nous avons du nous résigner à ne publier que des éléments « acceptables » et à apporter une conclusion que vous trouverez probablement abrupte.

La première raison est que ce sujet est un puits sans fond. Plus nous avons creusé, plus nous avons trouvé. Plus nous creusons encore, plus nous trouvons d'informations et d'éléments aussi choquants que scandaleux pour étayer notre affirmation.

La seconde raison est qu'il nous a été très difficile, et ça l'est encore, de rester de marbre devant toutes ces découvertes. Nous sommes tombés sur des choses que nous avons préféré ne pas diffuser. Par exemple, des images extrêmement dérangeantes d'enfants de moins de dix ans déambulant en petite culotte, au milieux d'adultes dans une soirée privée donnée dans une luxueuse villa.

Comment rester stoïque face à tout cela ? Comment ne pas perdre foi en l'humanité responsable de ces crimes, en une justice inefficace, et en un système qui protège ces monstruosités par le déni et la censure ? Comment ne pas regarder ses propres enfants partir pour l'école sans ressentir de l'angoisse ?

Tout cela est très loin d'être fini...

Nous avons préféré conclure pour le moment. Mais nous reviendrons prochainement sur le sujet, avec des informations plus positives, nous l'espérons. Des développements sont actuellement en cours dans bon nombre d'affaires. Nous les suivons activement et ne manquerons pas de rouvrir ce funeste dossier avec de nouveaux éléments.

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